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Le Musée national des beaux-arts du Québec est une société d´État subventionnée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec.
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Clarence Gagnon, 1881-1942. Rêver le paysage Du 7 juin au 10 septembre 2006
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Clarence Gagnon, Brise d’été à Dinard (détail), 1907. Huile sur toile. Coll. : MNBAQ. Restauration effectuée par le Centre de conservation du Québec
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| Clarence Gagnon, La Salute vue du Ponte della Paglia, Venise, 1905. Huile sur panneau de bois. Collection particulière, Montréal |
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| Clarence Gagnon, Matinée d’hiver à Baie-Saint-Paul, entre 1926 et 1934. Huile sur toile. Coll. : MNBAQ |
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| Clarence Gagnon, François Paradis dans la tempête, composition de la page 123 de Maria Chapdelaine (détail), 1932. Monotype rehaussé au pastel et/ou aux crayons de couleurs sur papier fin, marouflé sur carton. Collection McMichael d’art canadien, don du colonel R.S. McLaughlin (1969.4.37) |
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L’exposition
Cette grande exposition, la première depuis les années 40, donne toute la mesure de l’œuvre de Clarence Gagnon, peintre, graveur, illustrateur, qui passa la moitié de sa carrière en France. Le parcours compte plus de 200 œuvres. On y trouve surtout des peintures, mais aussi une sélection importante de gravures, de dessins et d’illustrations, dont celles qu’il a réalisées pour le roman de Louis Hémon, Maria Chapdelaine. Plusieurs de ces œuvres proviennent de collections privées, rarement accessibles au grand public.
Du romantique jardin du Luxembourg à Paris au Ponte della Paglia à Venise, en passant par des plages à Saint-Malo et à Dinard, la tombée du jour à Sienne, le mont Saint-Michel le matin, ainsi que les merveilleux paysages de Charlevoix, des Laurentides ou de la Côte-Nord, l’exposition mérite amplement le détour à Québec !
La première salle s’ouvre sur un aperçu de l’exposition de 1913 à Paris. De là, on remonte le temps jusqu’en 1900 pour suivre le jeune Gagnon sur la côte de Beaupré, puis en Europe où s’affirment ses dons de graveur entre 1904 et 1913.
Après 1913, sa vision du paysage laurentien s’affirme avec éclat. La deuxième salle laisse entrevoir le développement de cette thématique qui culmine dans ses illustrations de Maria Chapdelaine.
L’artiste 1881 Clarence Gagnon naît le 8 novembre à Montréal.
1899-1902 Étudie la peinture à l’Art Association of Montreal. Peint l’été sur la côte de Beaupré ou à Baie-Saint-Paul.
1904 S’installe à Paris; y apprend la gravure à l’eau-forte. Voyage en Espagne et au Maroc; entame ses séjours annuels d’été en Normandie et en Bretagne.
1905 Un séjour à Venise lui fournit de beaux sujets à graver.
1906 Sa première série d’eaux-fortes obtient une mention honorable au Salon de la Société des artistes français.
1908-1909 De retour au Québec, porte un regard neuf sur le paysage du comté de Charlevoix.
1910-1913 Vit à Paris, sauf pour un bref séjour au Québec en 1912. Expose des scènes d’hiver laurentiennes au Salon parisien. Tient une grande exposition individuelle à la galerie A.M. Reitlinger, à Paris, à la fin de 1913.
1914 Revient à Montréal.
1917-1919 Séjourne en France où il se remet brièvement à la gravure.
1919-1924 Vit et travaille à Baie-Saint-Paul.
1925-1936 Retrouve son atelier parisien en janvier 1925. Illustre Le Grand Silence blanc de Louis-Frédéric Rouquette et Maria Chapdelaine de Louis Hémon.
1936-1942 Revient à Montréal en novembre 1936. Prononce des conférences et prend fait et cause pour la sauvegarde du patrimoine. Meurt en janvier 1942 peu après son 60e anniversaire.
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